En leger differe ....

Bonjour a Tous !!

Fabienne et Matthieu : bien arrivés , bien "vacancés", bien repartis, bien arrivés en France. Quelle joie de les revoir et avec eux un peu de toute la promo infirmière (merci les Filles !!!) ... Gros paquets de photos en perspectives mais des que nous aurons 2 minutes a nous ... ca va un peu vite en ce moment ... ; )

Ma Famille : bien arrivée, en phase d'adaptation et pas encore en vacances ... ca approche !!!

Enfin, en gros différé, voici l'article de Serge, le prêtre qui a célébré notre mariage.

Il était déjà venu ici il y a plus de trente ans et ce fut son retour ... impression :

Même si...

Même si le soleil se couche et se lève à peu près à la même heure chaque jour de l'année, ce qui nous change de l'alternance des 4 saisons...
Même si les paysages naturels et humains étaient pour moi des retrouvailles (je pense entre autres au petit frère de Jésus Bernard avec qui je vivais en milieu pauvre il y a 30 ans) et comme familiers dans ma mémoire...
Même si les maux qui traversent le pays sont tellement semblables à ceux d'hier (corruption, présence policière qui s'est multipliée qu'elle soit publique ou privée, ce qui laisse penser que grande est l'insécurité)...
Même si la convivialité spontanée demeure malgré tout avec à la clef le sourire donné et reçu spécialement chez les plus démunis, et que le sens de la fête, (on prépare Noël depuis déjà des semaines) est bien là avec le goût pour la mise en scène et la décoration et les excès qui y sont attachés, ainsi que les gestes démonstratifs dans la liturgie (l'ordination presbytérale que j'ai pu vivre à la paroisse saint Peter me l'a rappelé) dont certains sont des ajouts ma foi assez heureux...

Le réel est là chaque jour avec son cortège d'injustices et de difficultés subies ou affrontées. Retrouver Anne et Bastien était bien sûr attendu mais aussi, je me demandais comment. Très vite j'ai compris que la plongée était réalisée avec tous ceux et celles auxquels ils sont liés, Charles et Elise, Henri, les prêtres de la fondation, les enfants de « Tulay ng Kabataan » au service desquels ils se sont mis. Dans nos échanges j'ai réalisé combien cette immersion leur donnait de grandir en humanité, en couple, en chrétiens et cela me remplissait de reconnaissance. Un autre regard est en train de s'éveiller, comment ne pas le voir ?
Qu'est ce qui, dans ce paysage que les uns et les autres ont décrit sur ce blog, domine ? Même si..., l'histoire de Bata et du Père Salvador (dans un livre du Père Jean-François Thomas) conduit à se poser la question : la rencontre de deux pauvretés a fait découvrir aussi bien au jeune Bata qu'au prêtre qui l'a accompagné qu'ils avaient besoin l'un de l'autre pour avancer à la rencontre de l'Auteur de la Vie.

Une confiance toute simple, mêlée d'une bonne dose d'indignation et d'un engagement sans faille font assumer une réalité qui peut sembler tellement décourageante. Par là est affirmée sans se payer de mots, mais en actes, la dignité de toute personne humaine à commencer par les plus démunis ou blessés. On est alors loin des calculs et stratégies dérisoires qui traversent tant de pauvres relations humaines. Merci à vous qui nous le redites tout simplement et à très bientôt !

Serge RICAUD


A tres vite pour de nouvelles news et ....... HAPPY BIRTHDAY LUCAS !!!
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# Posté le jeudi 17 décembre 2009 20:34

Fin des vacances ... pour l'instant !!!

Bonjour a Tous !!!

Que ces quelques semaines sont vite passees !!!

Nos chers visiteurs sont partis et avec eux nos vacances ... en attendant les prochaines!

Tout s'est tres bien passe et vous allez trouver ci-dessous et sur plusieurs pages le recit des ces qqs jours de bonheur signe de la main de chacun !

Merci aux visiteurs, bonjour a Fabienne et Matthieu qui viennent d'atterrir et a tres vite aux futurs explorateurs !!!!
Fin des vacances ... pour l'instant !!!

# Posté le jeudi 03 décembre 2009 22:32

Modifié le jeudi 03 décembre 2009 22:45

Papa, Didier

Papa, Didier
Quels contrastes sur ces terres du bout du monde.

Tout d'abord, ce qui frappe en sortant de l'aéroport climatise, c'est la chaleur moite. Instantanément on sent la chemise et tous monde les vêtements colles au corps, d'autant plus que nous étions très chargés et très couverts venant de l'hiver de chez nous.

Bien sur tout de suite après c'est la grande joie de retrouver ses enfants, de pouvoir les serrer dans nos bras, plus d'un an a seulement les entendre et les voir sur l'écran de l'ordinateur...

La route de l'aéroport a l'hôtel nous réserve des surprises. La pollution ici ce n'est pas une vue de l'esprit, elle se voit, en plus de se sentir. Le plus effarant c'est la manière dont conduisent les gens ici. Tout au culot et au klaxon, encore une pollution sonore supplémentaire. Les grands taxis ou petits bus appelés « jeepneys » (sans assurance sur l'orthographe) sont les moyens de transport de toute la population. Dans certains coins, ce sont des centaines de ces véhicules qui se fraient un passage entre d'autres similaires ainsi que les motos avec trois passagers, sana casques, et d'autres engins a moteur mobylettes avec un genre de side-car couvert accole sur le cote, souvent très charges, avec un bruit d'enfer a l'intérieur ou on se déplace accroupis assis sur les cotes sans fenêtres. On en a emprunte un dont le chauffeur a un feu rouge a plante un bois dans son réservoir a sa gauche cote portière pour jauger le niveau de carburant restant.

Je n'ai pas fait les sorties dans le monde dans lequel évolue Anne. Sans doute par manque de courage. Il faut s'accrocher. Nous avons faits les marchés dans lesquels Bastien fait ses achats pour les centres des enfants des rues, de poissons, d'œufs, de viande. Ce ne sont pas des bidonvilles mais ça y ressemble, avec en plus les odeurs de poissons et autres effluves dans le marché couvert surchauffé.

Tout à coté, des immeubles modernes avec des publicités hautes de plusieurs étages, et des supermarchés gigantesques a l'Américaine. On est dans un autre monde.

J'écris d'un lieu paradisiaque ou la mer de Chine est plus prés de ma table sur laquelle je tape à la terrasse de notre bungalow, que le fond de mon jardin à Guîtres, avec du sable blanc et des cocotiers, une vraie carte postale grandeur nature, avec un temps de rêve aujourd'hui.

Mais pour arriver la, nous faisons deux heures de route au milieu des villages qui sont implantés le long de ces voies de chaque côté, avec la marmaille grouillante, les animaux, les toiles sur les quelles sèchent les grains de riz en empiétant largement sur la chaussée.

Il faut ensuite faire trois quart d'heure de plus sur des pistes en terre, avec nombreuses ornières qui ralentissent, ponts à passer sans se poser de questions, et virages en tous genres dans la montagne à la végétation luxuriante, pour déboucher dans ce village aux rues (si on peut appeler ça comme ça) perpendiculaires traçant des rectangles égaux, en terre et quelques unes avec des plaques de béton.

Je vais laisser la place à un ou une autre.

Je suis sure aujourd'hui pour l'avoir touché un tout petit peu du doigt qu'il faut une sacre dose de courage à nos enfants pour réaliser leur rêve, ce qu'ils ont choisi de vivre ici encore pour quelques mois qui bien sur nous semblent encore bien longs.

Bon courage pour terminer cette mission.

PADI Didier
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# Posté le jeudi 03 décembre 2009 22:11

Messieurs...

Messieurs...
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# Posté le jeudi 03 décembre 2009 22:08

Et si on s'arreter la pour picnicer ???

Et si on s'arreter la pour picnicer ???
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# Posté le jeudi 03 décembre 2009 22:07